Gurv

Je suis né en 1976 en banlieue parisienne, je suis arrivé à Paris à l’âge de 10 ans.
J’ai passé mes années de lycée à dessiner la plus part du temps, ce qui me passait par la tête en tant qu’adolescent, et petit à petit avec une approche plus technique du dessin en me dirigeant vers l’architecture.
J’ai fait des études en université d’arts plastiques, puis en architecture, et je suis architecte à mon compte aujourd’hui, ce qui me permet d’avoir un emploi du temps où j’essaye de glisser la photo dès que je le peux.

1. Quand et comment êtes-vous venu à la photographie ?

J’ai commencé à me sentir attiré par les disciplines artistiques au lycée en dessinant régulièrement, puis en faisant une université d’arts plastiques. Je n’étais pas encore attiré par la photo, et je travaillais à la main, le crayon, le stylo, le fusain.
C’est à cette période que j’ai découvert le nu en peinture et en croquis.
C’était peut-être trop tôt pour parler de révélation à cette époque, mais j’en garde un souvenir marquant qui me sert encore aujourd’hui, dans mon approche du modèle, du sujet, avec aujourd’hui l’appareil photo.
J’ai continué mes études en me dirigeant vers l’architecture, ce qui se ressent sans doute dans mes photos, et c’est plus tard, en 2009, que je me suis acheté un reflex à l’occasion d’un voyage.
Les photos que j’en ai ramenées ont plu, et ça a été le départ d’une première petite exposition.
Depuis je continue la photographie en tant qu’amateur, au sens noble du terme, sans aucune prétention et en essayant de travailler chacune de mes photos comme si je recommençais la découverte de cet univers, en cherchant et en me remettant en question.
Le nu est venu plus tardivement, en 2012, avec la même démarche, celle d’essayer.
Ma première séance s’étant bien passée, ayant aimé le résultat en retrouvant mon rapport au modèle que j’avais découvert en arts plastiques, j’ai voulu continuer et avancer progressivement en essayant de développer une simplicité dans ma façon de travailler mes images.
Je ne cherche pas d’artifice, je ne triche pas avec le modèle et le rendu qu’il me donne, je garde le grain de la peau, la forme, la courbe.

2. Comment sélectionnez-vous vos modèles ?

J’ai l’impression qu’il a plusieurs réponses possibles.
La première c’est au coup de cœur, sur un book, un portrait, une attitude ou un regard, qui m’évoquent sûrement quelque part, une forme de séduction.
Il serait étrange de le nier, il y a une part de mes propres goûts dans mes choix.
Mais ce serait trop réducteur si ce n’était que ça, pour moi il est très important que le modèle reflète dans ses propres choix de photographes, une démarche particulière.
Si un modèle que je peux trouver intéressant, à un book qui ne me séduit pas, il est rare que je le contacte.
Ça arrive parfois quand j’ai l’impression que la qualité du modèle, son regard, ses courbes, n’ont pas encore été vues comme moi je les vois, par un ou quelques photographes qui sont sur son book.
Au final, je dirais que c’est un mélange entre la simplicité et la pureté du modèle, et la pertinence que son book m’évoque.

3. Pourriez-vous nous décrire en quelques lignes, une séance photo de nu ?

J’accorde beaucoup d’importance aux mots, et vu que les premiers contacts se font par mails, il y a une discussion qui s’engage et qui permet de cerner un minimum, à la fois la personne avec qui je parle, et la séance.
Ensuite on organise un rendez-vous, soit quelques jours avant la séance, soit juste avant, et on discute de choses et d’autres dans l’idée que l’un et l’autre se découvrent et se mettent à l’aise.
Je crois avoir un naturel un peu timide en général, et cette démarche est autant pour le modèle que pour moi, et j’imagine que les deux parties de cette relation, cherchent à se rassurer dans les premiers instants de la rencontre.
Ensuite nous discutons de la séance et de ce qui a été convenu pour que les choses soient bien claires entre nous, et nous commençons la séance tout en continuant de discuter.
J’aime parler et je me crois assez ouvert, du coup il ne me viendrait pas à l’idée de ne faire que « pendre » du modèle sans donner en retour, et le dialogue se nourrit autour des photos ou d’autres choses, tout en montrant au modèle les images que je prends pour travailler une pose en particulier, et construire à deux ce à quoi va ressembler nos photos.

4. Votre matériel photo de prédilection – Matériels utilisés ?

J’ai commencé mes premières séances avec un D5000 de Nikon et arrivant aux limites du capteur en intérieur, je suis passé sur un Nikon D600.
La plus part du temps j’utilise un 50 /1.4 de Sigma, ou un vieux 85 / 1.2 de Nikon, et je suis toujours en lumière naturelle.
Mais comme j’ai découvert la photo sur le tard, et un peu tout seul avec l’aide d’amis photographes, je ne suis pas particulièrement intéressé par le côté technique de la photo, de l’appareil en tant que tel. J’aime mon Nikon .. mais je crois qu’il est bien meilleur que moi

5. Quel type de photos aimez-vous faire ?

Je recherche avant tout la simplicité.
Je crois que ça se ressent quand on regarde mes photos.
C’est un choix autant dû à ma personnalité qu’aux conditions dont je dispose.
Je n’ai pas de studio et j’ai une activité à coté, ce qui fait que je ne peux pas consacrer tout mon temps à mes images, du coup je crois que je vais à l’essentiel, ou en tout cas, ce qui selon moi y correspond le plus.
Et au final, ces conditions que je voyais au début comme une contrainte, vont dans le sens de ce que j’aime, tant dans la vie, qu’en architecture ou en photographie.
J’aime que le cadre, le modèle, la pose, parlent chacun à sa façon, d’un certain dépouillement, presque minimaliste.
Je ne suis pas particulièrement sensible aux photos de mode ou au glamour, ni aux effets sur des photos qu’on voit sur bon nombre de book.
Je ne prétends pas réinventer la photographie avec ce que je fais, mais il doit y avoir un petit côté « retour aux sources ».

6. Etes-vous plutôt noir et blanc ou couleur ?

Sans trop savoir comment l’expliquer, je crois que je n’ai aucun apriori sur la question. J’aborde mes images sans jamais me dire qu’elles seront en noir & blanc ou en couleur. C’est au feeling.
Je sais que je prends toujours mes photos en noir & blanc sur le boitier, pour des questions de rendu et de contraste sur l’écran, qui me parlent plus que la couleur.
Mais en les développant, c’est selon ce que je peux tirer de l’image, si je sens qu’elle fonctionne mieux en couleur ou non, selon la pertinence du rendu avec le sujet aussi.

7. Avez-vous des projets autour de la photo ?

Oui je suis architecte ce qui donne une approche qui doit se ressentir dans mes images, et certaines de mes photos sont liées à ce côté dans mes voyages.

8. Y a t-il une question que nous ne vous avons pas posée et à laquelle vous souhaitez répondre ?

Il y en a sûrement plusieurs, la première qui me vient : « Pourquoi pas de photo d’homme ? »
Et ce à quoi je répondrais : « C’est vrai ça ! .. une barrière idiote et inconsciente peut-être, mais ça viendra surement ».

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